Au cours d’un face –à- face  avec les acteurs du secteur privé ponténégrin, le ministre  d’Etat, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Portefeuille public, Gilbert Ondongo,  a annoncé l’imminence d’un soutien aux entreprises, prises  dans la tourmente  de la pandémie du Coronavirus.

 

Répondre à l’inquiétude de plus en plus grandissante du secteur privé frappé de plein fouet par les effets de la Convid-19, c’est la mission effectuée  par le ministre de l’Economie, de l’industrie et du Portefeuille public en terre ponténégrine. Gilbert Ondongo-assisté du ministre délégué au Budget Ludovic Ngatsé ,  a rencontré les entreprises   le  vendredi 29 mai à la chambre consulaire de Pointe-Noire. Occasion pour l’émissaire du gouvernement de réaffirmer la conscience de la dangerosité de la pente et d’annoncer le dispositif de relance dénommé Programme intensif de relance des activités. Ce dernier va s’appuyer sur le secteur privé en priorisant deux leviers : les secteurs productif et financier.  Sur le dernier point, le ministre a fait part de la mobilisation de la finance  (assurances, micro-finances, banques) largement consultée pour accompagner les entreprises.  «  L’Etat va vous aider, mais il vous faut assumer votre part, en vous réinventant, car vous avez la responsabilité de créer la richesse et les emplois », a déclaré Gilbert  Ondongo, qui souhaite par ailleurs que les Congolais regagnent les sommets perdus dans certains domaines économiques dans la sous-région.

Ce plan de relance, dont les acteurs économiques attendent les contours, aura une  délicate tâche : redonner du souffle à un domaine aux indicateurs plus que déprimés. Le tableau  a été  brossé par le président de la chambre consulaire de Pointe-Noire, Sylvestre Didier Mavouenzela : arrêt des activités, effondrement du chiffre d’affaires, tensions de trésorerie, difficultés à honorer les charges salariales,  sociales et des échéances de crédit ; augmentation des charges ; perte d’outils de production etc.

Le levier du contenu local

 Les pistes de sortie de crise, égrenées par le numéro un de la chambre consulaire de Pointe-Noire, se résument  à cinq  pôles. Sur le plan  fiscal, les solutions préconisées concernent la mise en place d’un   moratoire sur le paiement des  impôts et taxes  pour l’année 2020  et l’annulation des pénalités de retard dans le cadre de l’exécution des marchés et commandes publics avec l’État et ses démembrements durant la période de crise. Au niveau douanier, le souhait concerne l’exonération  des équipements de santé, matériels et autres intrants sanitaires entrant dans le cadre de la lutte contre le COVID-19 des droits et taxes. La mise en place d’un mécanisme d’affacturage, la création  d’un fonds de garantie des prêts des entreprises  et la subvention complète (à 100%) des projets déjà recensés par le PADEC( projet d’appui au développement de l’agriculture commerciale)  et le  lancement de  la deuxième phase de subvention des nouveaux projets figurent au nombre des propositions sur le plan financier.  Dans le giron social, il est question de faciliter le recours au chômage technique. Dans le registre économique, de grands espoirs ont été placés dans la dynamisation de la politique du contenu local, dont on a souhaité la généralisation,   la prise des décrets d’application dans le secteur des hydrocarbures et l’institution d’un organe de régulation. L’Etat a été in fine exhorté à opérer une mue fondamentale en devenant un entrepreneur institutionnel mettant en avant son pouvoir favorisant. Et , surtout, en impulsant la transformation digitale des entreprises et des administrations.  Dans cette sorte de « deal » de la relance, les entreprises sont,elles, invitées à s’engager  autant que possible pour l’emploi et les contrats en cours. 

Tracasseries policières

La présence du préfet du département de Pointe-Noire   à cette rencontre a permis d’évoquer la question des tracasseries liées à l’interprétation des mesures de prévention contre la Convid-19 par la police.  Alexandre Honoré Paka   est attendu sur le front des solutions  à ce problème très handicapant pour la mobilité des véhicules de transport de marchandises et donc pour la survie de plusieurs entreprises.