La convention d’affaires internationale Lisanga est été officiellement lancée le 19 avril 2017, au cours d’une conférence de presse animée par le président de la chambre consulaire de Pointe-Noire, entité  initiatrice de  cette opération.

 

Didier Sylvestre Mavouenzela a  d’abord rappelé le contexte d’adoption du choix de cette initiative prévue les 12, 13 et 14 juin 2017 à Pointe-Noire.  C’est, a-t-il dit en substance, pour répondre aux exigences d’une conjoncture économique morose. «  Avec l’effondrement des ressources de l’Etat, il faut aller chercher des relais de croissance ailleurs » a-t-il affirmé. Et cette brèche, le numéro un de la chambre consulaire de Pointe-Noire la trouve  principalement dans l’industrie et la sous-traitance pétrolière. C’est, entre autres, dans ces domaines que Lisanga compte encourager les partenariats. Selon la figure de proue de l’institution consulaire, les entreprises locales n’ont pas les capacités techniques et financières  pour répondre seules  à la demande des grands donneurs d’ordre. Didier Sylvestre Mavouenzela pense qu’il   faudrait aller plus  loin dans le local content. Une progression envisageable à la condition que des  collaborations  éclosent entre les entreprises se prévalant d’une expertise et d’une surface financière suffisantes et celles qui ne peuvent y prétendre.  Autres pistes de gain de marges  de manœuvre : les  diverses richesses dont regorge le pays- l’agriculture, l’océan, la forêt, etc. « Nous avons prévu des échanges sur la garantie des investissements au Congo et la visite de quelques sites industriels » a dit hôte des médias.

Entreprises congolaises fortement attendues

Les entreprises sont attendues de tous les horizons. Sur  la participation des sociétés locales, le curseur a été placé à 60 sur les 200 escomptées. Didier Sylvestre Mavouenzela ne désespère de les réunir.  Son optimisme est alimenté par les  conditions  avantageuses dont elles sont bénéficiaires: des frais de participation en deçà de ceux prévus pour leurs consœurs d’ailleurs, à 250.000 FCFA, un chiffre d’affaires d’au moins 100.000 000 de FCFA, un effectif de 10 agents. Des conditions loin d’être intangibles, car le principe de la flexibilité est de mise.

Les conditions de succès réunies 

Les projections du comité d’organisation laissent augurer la réussite de cette opération. Côté transport et logement, deux compagnies aériennes (Air France et  Trans Air Congo) et plusieurs établissements hôteliers ont consenti des  réductions au profit  des entreprises désireuses de participer  à la convention. Pour les premières, le rabais  oscille entre 30% et 40%. Ce qui devrait rendre la destination Pointe-Noire moins coûteuse. Par ailleurs, un bataillon de partenaires (réseau des chambres consulaires et autres organisations professionnelles) s’est engagé à mobiliser les entreprises. La participation générale devrait être boostée. Le  face-à-face entre les journalistes et le président de la chambre consulaire de Pointe-Noire a été conclu par un appel de ce dernier à une plus grande participation à la convention. « Lisanga ne devrait pas être seulement une affaire de la chambre de commerce ; elle devrait impliquer plusieurs acteurs  » a souhaité l’orateur du jour.