Les arbitres et médiateurs de Pointe-Noire, pièces maîtresses du Centre de médiation et d’arbitrage du Congo, mettent à jour leurs connaissances dans la perspective de leur  imminent passage à l’action. C’est au cours d’un atelier de recyclage ouvert mardi 11 août à la chambre consulaire de la ville océane congolaise.

 

2020 va être l’année de l’opérationnalisation  effective du Cemaco. Le défi a appelé la chambre consulaire de Pointe-Noire qui en a été chargé via la 2e composante du Programme de renforcement des capacités commerciales et entrepreneuriales (PRCCE II), à mettre les bouchées doubles. La formation des arbitres et médiateurs participe de cet effort et constitue, aux yeux du Sylvestre Didier Mavouenzela, dirigeant de l’institution consulaire, l’ultime étage de la fusée devant accélérer la prise en charge des litiges. Pendant deux jours, arbitres et médiateurs vont actualiser leurs connaissances et être équipés en outils et techniques pratiques d’instruction des dossiers. Il s’agit-surtout- d’échanger sur les innovations de l’Acte uniforme de l’Ohada relatif au droit de l’arbitrage et de la médiation  nouvellement adopté le 23 novembre 2017. Pour garantir l’atteinte des objectifs  attachés  à ce recyclage, la chambre consulaire de Pointe-Noire  s’est attaché les services de deux praticiens de grande réputation et  de compétence reconnue : Flora Dalmeida Mele, magistrate, ex-présidente de la CCJA (Cour commune de justice et d’arbitrage basée à Abidjan) pour l’arbitrage ; et Médard Désiré Backidi, ancien directeur des études et des stages  à l’Ersuma (Ecole régionale supérieure de la magistrature au Bénin) pour la médiation.  «  Les personnes les plus aguerries », a  d’ailleurs salué l’administrateur général du Cemaco,  Prosper Bizitou.

Attentes des milieux d’affaires

Contribuer à la matérialisation du Cemaco et constituer une source d’espoir pour le landerneau d’affaires, voilà la mission confiée par l’administrateur général aux acteurs en formation. « Il faudrait que l’innovation que nous promouvons soit véritablement une bouée de sauvetage pour les milieux d’affaires, qui se sentent un peu abattus par ce que leur offre la justice traditionnelle », se prend-t-il à rêver. Le dirigeant de la chambre consulaire de Pointe-Noire a, dans la foulée,   annoncé l’existence de premiers dossiers, soulignant l’’intérêt voire l’impatience de ceux qui sont déjà au fait de cette alternative.

Brazzaville

Après Pointe-Noire, se sera au  tour de la capitale Brazzaville  d’abriter ce recyclage  du 19 au 20 du mois en cours. Notons que cette démarche est appuyée par l’Union européenne, qui assure le financement de la 2e phase du PRCCE II. 2e phase dans laquelle la chambre de Pointe-Noire a hérité de la 2e composante relative à l’amélioration du climat des affaires.