Au terme de la première édition de la convention d’affaires Lisanga, la tendance a été à la satisfaction des participants, habités par l’espoir d’avoir réalisé d’excellents contacts.

Le 14 juin 2017 au soir, les lampions se sont éteints sur la première édition de la convention d’affaires internationale Lisanga. La nouvelle initiative de la chambre consulaire de Pointe-Noire, déjà organisatrice du Forum international green business(FIGB), a été globalement saluée. Près de 80 entreprises, en provenance d’Europe, d’Afrique et du Congo, y ont pris part pour une prévision de 900 rendez-vous, soit une dizaine par entité.

A l’issue  des rencontres BtoB, plusieurs dirigeants d’entreprise ont affirmé avoir trouvé leur compte. Tel le propriétaire de la PME congolaise de communication 3 Visions. « Certes, je n’ai pas décroché de contrats, mais j’ai pu échanger, communiquer et, surtout, présenter mon travail, qui a reçu l’approbation de plusieurs entreprises. Je sais qu’à court ou moyen terme, je parviendrai à réaliser des affaires grâce à cette convention » confie Ulrich Dikamona. « J’allais rater une belle occasion de rencontres »s’est enthousiasmé un dirigeant d’entreprise pourtant  très rétif au départ. Pareilles confessions   ont abondamment été entendues dans  les couloirs du centre d’affaires d’Elaïs, l’établissement hôtelier  ayant abrité ce rendez-vous . Les entreprises françaises, elles,  n’ont pas hésité à parler d’un franc succès.  

Pérennité

Mise sur les rails, la convention d’affaires Lisanga est appelée à réussir son ancrage dans la paysage des rencontres qui font autorité en la matière. C’est d’ailleurs le vœu des responsables du département de Pointe-Noire. « Terre d’éclosion de Lisanga, Pointe-Noire, à travers ses autorités, doit en assurer la pérennité » a suggéré le secrétaire général de cette région, assurant la clôture de l’événement. Même espoir pour le président de l’entité organisatrice de la convention, Sylvestre Didier Mavouenzela, stimulé par l’ouverture des perspectives encourageantes pour les entreprises participantes.

Réponse au contexte de crise   

 Lisanga a été imaginée comme une réponse au contexte de crise que vivent les entreprises congolaises du fait de la dégradation de leur environnement. Principal enjeu : leur permettre de nouer des partenariats avec leurs homologues étrangères en vue de se positionner sur des marchés à forte intensité d’expertise et de capitaux. Notamment dans les secteurs où se glanent encore des marges de croissance. A l’image de la sous-traitance pétrolière, de  la logistique portuaire, des TIC, …

Cette expérience inaugurale se sera  illustrée par la démonstration de la solidarité de l’Union européenne  à travers son ambassadrice au Congo   Saskia De Lang  et de la France à travers son Consul général à Pointe-Noire  Jean-Luc Delvert. La première comme le second ont reçu les entreprises participantes à Lisanga et les ont assurées  de leur soutien. Autre soutien de poids, celui de la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones( CPCCAF) dont le président Essohouna MEBA a effectué le déplacement ponténégrin.