A la faveur de la  rencontre avec le ministre d’Etat, ministre de l’Economie, de l’industrie et du Portefeuille public, les entreprises de Pointe-Noire ont égrené les mesures susceptibles de doper leur activité anémiée par les effets du choc  lié au  coronavirus.

Dépêché par la coordination nationale de lutte contre le coronavirus, le ministre d’Etat, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Portefeuille public, Gilbert Ondongo, a été à l’écoute du tissu entrepreneurial ponténégrin, lundi 26 avril 2021. Question de recueillir ses propositions  dans la perspective de la mise en route d’un plan de soutien censé revitaliser l’économie.

Hôte de l’émissaire de la task force, le président de la chambre consulaire de Pointe-Noire, Sylvestre Didier Mavouenzela,  a dressé le panorama de la situation actuelle : pression fiscale inadaptée avec le niveau d’activité, tracasserie en tout genre, décrue de l’activité avec son corollaire la dégradation de l’emploi. Dans un registre général, les mesures préconisées à l’issue de la consultation des acteurs concernés ont trait à plusieurs domaines. Sur le plan fiscal, le numéro un de la chambre a suggéré l’adoption d’un moratoire fiscal et, surtout, l’annulation des pénalités. Concernant le domaine douanier, Sylvestre Didier Mavouenzela a penché vers l’exonération d’un certain nombre d’articles –intrants agricoles, produits et équipements de santé- et l’extension de son bénéfice aux importateurs. Le réajustement des effectifs salariés imposerait, à ses yeux, la facilitation du recours au chômage technique. Sur le versant économique, les propositions portent sur la montée en puissance du contenu local, sa généralisation à l’ensemble des pans économiques, son intégration dans le code des marchés publics et son érection en conditionnalité dans la négociation des accords d’établissement. Autre piste, l’achèvement des travaux laissés en plan et le lancement d’une nouvelle vague , destinée à redonner de l’activité aux entreprises. Et dans ce sillage, une attention particulière a été sollicité en direction de l’école avec notamment une vaste opération de fabrication de tables-bancs, selon le modèle THIMO( travaux à haute intensité de main d’oeuvre)  Non seulement cette action  améliorerait les conditions d’études des élèves, mais surtout elle permettrait aux  artisans de tout le pays d’engranger des revenus, nécessaires à la reprise de la consommation. 

Propositions sectorielles

Au-delà des pistes transversales, les acteurs présents à l’échange ont émis des propositions plus en lien avec les spécificités de leurs secteurs d’activité respectifs. Dans la triade agriculture-pêche et élevage, on a insisté sur les subventions en nature  (intrants et équipements). Les artisans ont, eux, souhaité un appui au renforcement de leur fonds de garantie et l’aménagement, à leur profit, d’une fiscalité bienveillante, tenant compte de leur poids et fragilités. Les commerçants demandent  la levée des contrôles intempestifs et la clarification du rôle du millefeuille  administratif chargé de l’exécuter.  Le plancher de chiffre d’affaires en matière de détermination de l’IGF est également dans leur viseur. Reprenant à leur compte les obstacles énumérés en haut, les importateurs réclament un surcroît d’efficacité logistique de l’opérateur de terminal à conteneurs, Congo Terminal. Lequel accuserait un déficit de véhicules à l’origine de pénalités liées à la détention prolongée   de conteneurs.  

Engagement du ministre

Louant des interventions sans fard  et sans langue de bois,  le ministre s’est engagé à traduire auprès de l’instance habilitée toutes les approches de solution envisagées dans le cadre de cet échange. « Je ferai de sorte que cela ne soit pas lettre morte », a promis Gilbert Ondongo.