Mme Dufossez dans son bureau.

Favoriser une montée en compétences dans les principaux domaines de la gestion. Telle est l’ambition de la formation Parcours de l’entrepreneur de la chambre consulaire de Pointe-Noire. Témoignage de madame Dufossez de la Société Congolaise du Bâtiment.

Comment survivre à la crise et se donner   les moyens de rebondir ?   A cette question, devenue lancinante pour tout chef d’entreprise actif au Congo, Madame Dufossez a trouvé sa réponse. Qui tient chez la dirigeante de la société congolaise du bâtiment(Socoba) en un accompagnement : le parcours de l’entrepreneur. « Je ressentais au quotidien   le besoin de plus de formalisme pour mieux analyser notre activité et prendre les bonnes décisions en cette période de récession, ; le besoin de partager avec d’autres entrepreneurs pour confronter nos difficultés et nos solutions ; le besoin d’avis d’experts avec des méthodes et des exemples concrets, à des coûts abordables » révèle-t-elle. Sans hésiter, elle va inscrire ses pas sur le « parcours d’acquisition de compétences » dessiné par la chambre consulaire de Pointe-Noire. Bien lui en prendra. De son aveu, les enseignements suivis ont accéléré l’adoption d’un nouveau modèle de gestion. « Cette action [la formation Parcours de l’entrepreneur] m’a apporté des notions, des outils et des méthodes pour analyser au mieux notre activité, et a permis de créer un nouveau réseau de partenaires et d’experts. Elle m’a convaincue de la nécessité pour un dirigeant d’entreprise d’être au fait de tous les domaines pour gérer efficacement son activité (technique, gestion, droit, fiscalité, ressources humaines, comptabilité, marketing et commercial). Elle m’a donné le sentiment d’être moins seule face à la crise et le courage de persévérer » estime-t-elle. Pour y arriver, un train de mesures aura été nécessaire. Madame Dufossez va s’y résoudre : définition de la stratégie et des actions ; mise en place des tableaux de bord ; élaboration d’un budget avec des tableaux associés pour analyser d’un coup d’œil les indicateurs clefs et identifier les leviers opérationnels. En raison de la rudesse de la conjoncture, la dirigeante s’en tient pour l’heure à une stratégie de survie, basée sur une cure d’amaigrissement de ses coûts et la recherche de nouveaux partenaires. Avec, dans les tuyaux, la perspective du lancement d’un nouveau produit selon   les techniques apprises.

 Préparer l’avenir

Mme Dufossez à l’atelier de menuiserie de la Socoba

Tout en  gérant au mieux l’étreinte de la crise, madame Dufossez prépare l’avenir. Déjà initié, son plan de bataille prévoit à court terme la poursuitede la structuration de son entreprise, maîtrise des coûts et nouvelles méthodes de gestion en tête des priorités.  A moyen terme, elle entend se lancer dans la pêche à une nouvelle clientèle et, à long terme, doper sa part de marché. Si elle souhaite des améliorations à ce programme, Madame Dufossez s’est laissé séduire par sa pertinence. « Je l’ai même- déjà -vivement recommandé au tour de moi » confie celle qui gère avec son mari une société familiale vieille de 60 ans et employeuse au gré des activités   entre 40 et 70 personnes. Un lourd héritage qui justifie cette recherche d’efficacité.