Le franchissement d’un palier supplémentaire dans les tracasseries dont sont l’objet commerçants et entreprises ne passe pas auprès du gouvernement. Qui appelle à l’extinction du phénomène. Avec la garantie des  résultats ? 

Dans une circulaire signée le 3 mai dernier, le Premier ministre  congolais Clément Mouamba lance une croisade contre la pratique du harcèlement des commerçants et entreprises. Attitude imputable « aux agents de certains services de l’administration publique », détaille la circulaire. Qui évoque leur  mode opératoire, notamment les visites répétitives et les contrôles intempestifs, tant en ville que sur les routes nationales- RN1 et RN 2.   visites et contrôles   dans le sillage desquels ces agents déjà  «  réclament et perçoivent des frais, des taxes et des amendes établis sur des bases illégales.

Dénonciation

« Je demande aux commerçants et chefs d’entreprises de dénoncer ces actes  illégaux et leurs auteurs », poursuit le patron de l’exécutif. Lequel exige des différentes hiérarchies des administrations impliquées dans ces pratiques d’obtenir  leur cessation sans délais. Des   sanctions disciplinaires sont prévues pour les contrevenants.

Intenable

Laminés par la covid-19, en panne de visibilité, acculés à des dettes, commerçants et entreprises vivent une situation plus que difficile. Pour ne rien arranger, ils voient  s’accentuer sur leurs épaules  déjà endolories la pression des agissements  dissuasifs de toute perspective de rebond. La question de  l’arrêt de ces tracasseries, véritable serpent de mer,  a été l’une  des demandes   du secteur privé ponténégrin à l’égard du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et du Portefeuille public,  Gilbert Ondongo. Ce dernier, numéro un de la coordination nationale de lutte contre le coronavirus,  a  consulté, il y a une semaine à Pointe-Noire,  les entreprises sur les pistes de relance de leurs  activités.   Déjà expérimentée, la lutte contre les tracasseries a souvent recueilli des résultats mitigés, le reflux  anodin de la vague ayant généralement été suivi par le regain de sa vigueur. Est-ce le temps de l’exception? Difficile d’oser un pronostic.