Née dans le sillage de la fondation AfricaFrance pour une croissance partagée,   l’association   AfricaFrance Congo  pour une croissance partagée (2AFC) ,   structure pilote sur le continent africain,  a été officiellement  présentée samedi 14 mars 2015 à Brazzaville. Placée sous l’égide du ministre d’Etat Rodolphe Adada en charge des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande,cette présentation s’est déroulée   en présence du ministre à la Présidence, chargé de l’Aménagement du territoire et de la Délégation aux Grands Travaux Jean Jacques Bouya et de    Lionel  Zinsou, président de la fondation déjà citée.

 

                                             

                                                                                                                                                                        Un pan non négligeable du microcosme congolais des affaires et autres  centres  décisionnels de la sphère  publique s’est donné rendez-vous à cette manifestation. Lieu  d’affirmation d’un nouveau paradigme  de coopération. Après le rappel des efforts ayant conduit à la structuration de ce cadre associatif, son président, Sylvestre Didier Mavouenzela, a égrené les objectifs visés : renforcer la relation économique entre la France et le Congo ; structurer un tissu entrepreneurial congolais performant ; mettre en place une communauté d’intérêt économique  et des mécanismes  susceptibles d’impulser une croissance durable entre les deux pays. « On ne peut partager qu’une croissance  que l’on génère ou que l’on est en capacité de générer. C’est pourquoi l’urgence pour notre association est de mettre nos entreprises en capacité de générer cette croissance » a-t-il affirmé. L’homme a dévoilé quelques clés pour y parvenir : mise en place des clusters, soumission conjointe entreprises françaises/entreprises congolaises pour les appels d’offres. Avec la fondation Afrique France, le numéro un de  2AFC  a proposé un programme en deux axes avec un volet additionnel dans  la formation : le portage par les entreprises congolaises des leurs consœurs industrielles françaises qui, du fait de la concurrence, de la réglementation européenne, de l’obsolescence des équipements, ne sont plus viables et le compagnonnage industriel.     

Plateforme collaborative                                                                                                                  

Le président de la fondation Afrique France s’est quant à lui réjoui de l’aboutissement éclair  de cette initiative juste  dans les limbes en février 2015 lors du forum franco-africain pour la croissance partagée. « Quand on a des espérances, il faut trouver un chemin. Et le chemin que je vous propose, ce n’est pas de créer une administration, mais une plate-forme collaborative pour former un réseau social des entreprises » a  t-il précisé.  Le Franco-béninois s’est fait un ardent défenseur  de financements longs, adaptés aux PME, à celles qui croissent et  montent en puissance. « C’est sur ces chaînons manquants  et sur la formation qu’il faut agir pour  donner à  la croissance un contenu en termes d’emplois, car, prévient –il, la croissance n’achète pas tout ; elle n’est pas le développement. Elle crée même certaines difficultés  quand les ressources humaines ne suivent pas ».                                                                                                                       .Enthousiaste sous dehors sereins, le ministre Jean Jacques Bouya,   président  d’honneur de l’association AfricaFrance Congo pour une croissance partagée, a estimé cette démarche en osmose avec un Congo adossé à des indicateurs économiques reluisants. Une bonne  trajectoire  attestée par la vigueur du taux de progression de PIB (5%)  ,  le regain de vitalité de secteur non pétrolier et les perspectives  prometteuses  dans le domaine  des mines solides. «  Brazzaville qui a toujours donné le ton, le rythme voire la cadence est prête pour ce nouveau challenge des plus novateurs » a-t-il lancé à Lionel Zinsou. Et d’ajouter : « 2AFC ne devrait pas être une association ordinaire, de plus ou de trop, mais un esprit, une religion de travail qui dynamise les relations interprofessionnelles , une machine de propositions  et d’initiatives  au service d’une nouvelle classe d’entrepreneurs , celle qui regarde l’horizon , se donne la main pour conquérir  une croissance partagée qui se reflète dans le panier de la ménagère ».

Une vision partagée.

Le ministre d’Etat Rodolphe Adada, s’est, lui,  fait l’écho de la satisfaction de l’exécutif congolais de voir émerger une organisation référentielle susceptible d’insuffler un supplément d’âme au partenariat économique entre le Congo et le France. « Une croissance partagée, bien sûr, mais aussi une vision partagée et un avenir partagé » a-t-il souhaité en définitive. Aux mots, il a bien fallu ajouter le symbole. GtC , entreprise congolaise, et Le  DURAMEN , son alter ego français, ont signé le premier accord de l’ère 2AFC. Une association ayant reçu l’onction du chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso, qui a entretenu à Oyo dans la Cuvette  son staff dirigeant à l’issue de cette  cérémonie de présentation officielle.