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Les modalités de dynamisation de trois grappes d’entreprises mises en avant par la chambre consulaire de Pointe-Noire ont été en discussion le samedi  31 janvier 2015. Une vingtaine d’entreprises  ont  participé à cet échange ayant  mis en lumière les  attraits de cette démarche.

 

 

En chantier depuis 2011, les grappes engagées  sur la voie d’une meilleure expression concernent  la sous-traitance pétrolière, la logistique portuaire et les déchets. Les entreprises  ont été d’abord informées des contours de la notion de grappe, de ses bénéficiaires et de ses avantages. «  Une grappe est constituée d’entreprises de la même filière ou non, regroupées en amont, en aval ou au cœur  par rapport à leur activité  productrice. Elles  doivent appartenir à un même territoire, développer  des liens de coopération et être  dotées d’une structure indépendante d’animation » a indiqué  Barthélemy Tandou, responsable de ce projet à la chambre de  commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers de Pointe-Noire.  Ses bénéficiaires, a poursuivi  le même intervenant, sont les PME, les structures d’animation du secteur privé et la collectivité locale. Les premières s’enrichissent de la mutualisation d’initiatives, de la diffusion des pratiques compétitives, de l’optimisation de la compétitivité… Pour sa part, la collectivité engrange de bonnes nouvelles sur le front de l’emploi, de la création de valeur et  de la réduction de l’informalité. Au cours  de cette rencontre,  Benoît Mangala, chef de pôle Appui aux entreprises à la chambre consulaire, a mis en relief le rôle crucial de l’animateur de la grappe, garant de sa  longévité. Action déclinée en trois axes majeurs : facilitation de l’implication des membres de la grappe, formulation de la stratégie, exécution des projets collaboratifs. Pour conforter le nouvel élan qu’elle  entend imprimer à cette vision, la chambre consulaire  a accepté de jouer le rôle de chaperon aux différentes grappes. Barthélemy Tandou s’occupera de la logistique portuaire, Benoît Mangala des déchets et Rose Bamona  de la sous-traitance pétrolière. Dans un témoignage  ressassant  quelques réussites ouest-africaines  en matière de grappes, Jean-Pierre Boumba, gérant directeur de la société Etradis, a appelé à la promptitude de l’action et à l’oubli des individualismes .La prochaine réunion de ce noyau est prévue pour  le 14 février prochain.

Les grappes sont un projet  concocté par la conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF) en partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie(OIF). Il a bénéficié de l’appui financier de l’Agence française de développement(AFD). Pour l’instant, ce projet-  encore- pilote  couvre six pays d’Afrique francophone : le Congo et le Cameroun en Afrique centrale ; le Sénégal et le Burkina Faso en Afrique de l’ouest ; Madagascar et les Comores dans l’Océan indien. Horizon rêvé : une meilleure compétitivité des PME africaines.

 

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