Les enjeux et la vision du Local Content ont été expliqués à Pointe-Noire à la faveur de la mission économique des entreprises françaises venues rencontrer leurs homologues congolais du 3 au 5 décembre en vue de développer des partenariats mutuellement profitables.

 

Près de vingt quatre entreprises françaises ont séjourné à Pointe-Noire du 3 au 5 décembre sur l’initiative de la Société Total  E & P Congo en partenariat avec la Chambre consulaire de Pointe-Noire et Ubifrance. La cérémonie de présentation de la mission a été rehaussée de la présence des membres du gouvernement, Isidore Mvouba, ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé et Yvonne Adelaide Mougany, ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat.

Utiliser les plateformes existantes pour soutenir les partenariats entre les entreprises locales et les entreprises françaises avec à terme le développement du tissu industriel au Congo sont les buts de la mission de trois jours au cours de laquelle, vingt quatre entreprises françaises et trente et une entreprises locales ont échangé à travers des rencontres B to B et des visites individuelles en vue de développer de nouvelles activités d’une part et d’autre de procéder à des transferts de compétences et de technologie.

En louant l’initiative, Babak Bagherzadeh, directeur général de Total E & P Congo a dit « Notre soutien au développement économique du pays s’articule autour de deux axes. Le premier est lié au développement durable. Les actions entreprises permettront d’apporter une aide au développement de l’activité économique de petites structures et à l’émergence des petites entreprises et PME dans différents secteurs. Notre participation à l’Association Pointe-Noire industrielle (APNI) est le vecteur porteur de cette démarche. Le deuxième axe est le développement du Contenu local dans nos activités et projets. Nous entendons par là une augmentation continue des biens et services pour aider à fabriquer localement. Une demande croissante adressée vers les sociétés,  PME établies au Congo. Ces sociétés ayant développé nos compétences du savoir faire dans le domaine exigeant des services pétroliers pourront aussi répondre favorablement et de manière plus active aux besoins des autres secteurs d’activités ».

Au cours de ce forum d’échanges, Didier Sylvestre Mavouenzela, président de la Chambre consulaire de Pointe-Noire a expliqué à l’assistance le cadre réglementaire des investissements en République du Congo dont le code général des impôts et le code national des investissements prévoient dans ce cadre de multiples mesures d’allègement ou d’exonérations totale ou partielle. Une modification générale du droit des affaires congolais à l’instar de la révision spécifique du code minier et du code forestier qui doit permettre d’établir un climat sain et sécurisé à l’investissement  De son côté, Le conseiller économique de l’ambassade de France au Congo a présenté le paysage économique et les opportunités d’affaires existant en République du Congo avec ses nombreux atouts naturels et ses infrastructures en pleine modernisation. La stabilité politique et la santé économique font du côté un pays désormais attractif qui attire de nombreux investisseurs. Une économie qui repose principalement sur l’exportation de ses ressources naturelles, principalement le pétrole, le gaz naturel et le bois.  Les représentants d’Ubifrance ont présenté les opportunités d’affaires dans la zone CEEAC et le cadre juridique dans  l’Espace Ohada.

Le passage portuaire  avec la récente mise en place du guichet unique pour les opérations transfrontalières a été expliqué par le directeur adjoint du Conseil congolais des chargeurs. Il a pour but de réduire considérablement le temps du passage portuaire qui est passé de dix jours il y a quelque temps à trois jours maximum aujourd’hui avec la célérité dans le traitement de l’information, la collecte et la sécurité. La présentation du local Content : vision et enjeux pour Total E & P Congo a été faite par les cadres de la société. Elle a été suivie de la projection du film illustratif d’exemple de partenariats Emexdis-Doris et Ecodurable – Artelia.

En remerciant, les entreprises françaises engagées à participer au développement du tissu industriel congolais, Isidore Mvouba, ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la Promotion du secteur privé privé a renchér i«  Cette initiative est la preuve de votre volonté à soutenir le transfert de technologies au travers un partenariat gagnant-gagnant. C’est aussi la preuve indéniable que les deux parties entendent participer au développement du Congo. Le gouvernement congolais vous rassure de son soutien. Cette rencontre est très importante dans la marche du Congo vers la matérialisation du Local Content auquel le président de la République accorde beaucoup d’intérêt ».
Les différentes activités ciblées par la mission sont les travaux d’électricité, de chaudronnerie, le nettoyage industriel, le conseil et études, études et ingénierie, la maintenance globale, la restauration, les équipements de sécurité, la prestation de maintenance, les Telecom et système de communication.

Ainsi, lors des rencontres B to B, les entrepreneurs congolais et français selon leurs secteurs d’activités spécifiques ont échangé en divers domaines. Des rencontres qui ont permis d’établir des contacts préliminaires pouvant aboutir à des partenariats.
Sur invitation de la Société Total E & P Congo,  Isidore Mvouba, ministre d’Etat, ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé et Yvonne Adelaïde Mougany, son homologue des Petites et moyennes entreprises et de l’artisanat ont assisté à la présentation de la première pièce du projet Moho Nord fabriquée au Congo. Cette pièce qui fait partie des 120 à fabriquer d’ici Avril et bien d’autres éléments vont permettre de positionner de façon précise les équipements complets du projet Moho Nord. Les deux membres du gouvernement ont apposé sous forme de signature leurs empreintes sur la pièce en guise de bénédiction à l’ouvrage.