Arrivée à Pointe-Noire  dans le cadre d’une mission de prospection, la délégation du groupe sénégalais  SEDIMA (aviculture, agrobusiness, immobilier)   a  défini les contours de son futur modèle en République du Congo lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques  de la ville le mercredi 4 février 2015 à la chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et des métiers.

 

 

                                                                                                                                                                                                              La délégation de SEDIMA Group, conduite par  Pierre Michel Nguimbi, ambassadeur du Congo au Sénégal, a été constituée de figures marquantes de son mangement : la vice-présidente du goupe, Mme Diawara ; la directrice générale déléguée, Babacar Ngom ; le directeur des achats et système d’information René Charles Diata ; l’expert en agro-industrie  Charles Senghor. La stratégie envisagée par cette équipe  épouse les ambitions du fondateur de cette entreprise : l’autosuffisance alimentaire  et la diffusion de  modèle SEDIMA sur le continent. Un modèle  forcément renouvelé grâce à la mutualisation des expériences, a insisté le consultant  Charles Senghor. SEDIMA veut promouvoir une maîtrise de la chaîne avicole  à travers un système d’activités intégrées. Plusieurs  actions sont prévues dans  le cadre de cette démarche : la mise en place d’une minoterie de 30 mille tonnes ; la construction d’un abattoir ; l’industrialisation de la filière, la mise sur pied d’une unité de production d’aliments ; l’implantation des couvoirs de haute technologie ; la sélection des meilleurs. Aux Congolais intéressés par une collaboration, SEDIMA a promis  une validation préalable  de ses termes avant  la signature de la convention y relative. «  Nous ne sommes pas venus imposer un modèle, mais proposer une démarche à la construction de laquelle vous serez forcément associés » a précisé Mme Ngom. Satisfaction pour le président de la chambre de commerce. « Dans le commerce international, les échanges intra-africains ne pèsent pas ; il nous faut inverser la tendance, car il y a un potentiel de croissance dans les échanges sud-sud. Nous espérons  que ce n’est qu’un premier pas » a indiqué Didier Sylvestre Mavouenzela. Pour qui le secteur agro-industriel congolais encore embryonnaire a besoin de l’expérience des autres.  Au terme de l’échange, le groupe du pays de la Teranga a plaidé en faveur de la poursuite des discussions,  que le diplomate congolais,  facilitateur de cette  mission, a vivement encouragées, estimant que le groupe SEDIMA était  venu dans un esprit de partenariat. Lancée avec un investissement dérisoire de 60 000 FCFA, cette entreprise s’est finalement imposée comme l’un des géants des secteurs où elle opère, générant en 2014 plus de 30 milliards de FCFA de chiffre d’affaires pour  5000 emplois directs et indirects. Elle met à présent en œuvre une politique d’expansion  qui cible prioritairement l’Afrique centrale et son pendant ouest-africain.