L’un des projets phares de la chambre consulaire de Pointe-Noire, le Parcours de l’entrepreneur a labellisé 21 dirigeants d’entreprise. C’était le 17 novembre dernier, au cours d’une cérémonie précédée de la présentation des projets de développement.

Pour la chambre consulaire de Pointe-Noire, la journée du vendredi 17 novembre revêt les atours d’une date exceptionnelle. Elle a en effet consacré le succès du projet pilote du Parcours de l’entrepreneur lancé le 7 mars 2017. Un accompagnement mis en œuvre dans le but de faire monter en compétences les dirigeants d’entreprise dans les principaux domaines du management. En réalité, c’est une réponse aux principaux défis entravant l’essor des entreprises congolaises : difficulté de structuration d’une vision ;  pilotage approximatif  des équipes ;  carences de gestion ; laborieux dialogue avec les institutions financières.  Sur la trentaine d’apprenants issus des secteurs d’activité les plus divers, 21 ont pu franchir l’étape de la labellisation. Une performance attribuée au respect d’un seuil d’assiduité. Pour eux, la journée a été amorcée par la présentation des projets de développement de leur entreprise respective, autre élément inscrit dans les gènes de ce dispositif. Trois jurys constitués de chefs d’entreprise et  de financiers ont été à la manœuvre. Ces derniers ont pu noter un changement de paradigme auprès des dirigeants ayant suivi la formation. « La plupart des projets à nous soumis portent des idées pertinentes qui méritent d’être accompagnées. Il faut maintenant expliquer le modèle économique, expliquer le besoin du marché… », s’est animé Luc-Emmanuel Zanghieri, directeur général d’Ofis, un acteur réputé des TIC au Congo. Même enthousiasme pour M. Boboua, un financier aujourd’hui actif chez Agrofab, une entreprise agroalimentaire.

Verrous de l’ignorance

Pour les responsables d’entreprise, cette formation a été plus que  bénéfique.  Fiscalité,  comptabilité, gestion des équipes… les verrous de l’ignorance ont sauté. Ainsi que l’ont rappelé trois témoignages d’apprenants ( Joel Systère Obaya de DRTV Pointe-Noire ; Paterne Diabaka de BM Technologies, Marie Rose Poutya de XYZ )  lors de la cérémonie de remise de certificats. Occasion pour  Stéphane Drobinski,  cadre de la chambre de commerce et d’industrie de Nantes Saint Nazaire impliqué dans la réalisation de ce programme, d’encourager  sa  poursuivi avec  d’autres partenaires. Le volet pilote a été en effet subventionné par l’Agence française de développement(AFD), qui a financièrement appuyé le projet de compagnonnage consulaire ayant rendu possible ce dispositif .  Présent à la cérémonie, Jean-Luc Delvert, Consul général de France au Congo,  s’est  félicité  de  l’esprit entrepreneuriat affiché par les Congolais,  de plus en plus animés par la volonté de réussir et de créer.  

Quasiment à la fête,  Bernard Ngazo, consultant constructeur du contenu pédagogique du Parcours,  a vu un rêve prendre corps.  «   Avoir un secteur privé dynamique capable de soutenir le processus de la diversification de l’économie signifie qu’il faut avoir des managers formés qui ont une vision stratégique  qui portent leurs projets, qui s’y identifient et qui ont un plan de développement,  telle est la vocation du parcours de l’entrepreneur et aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons des managers qui sont prêts à relever le défi », s’est-il flatté. 

Autres dispositifs

En remerciant tous les intervenants ayant contribué à la de ce programme,  Sylvestre Didier Mavouenzela, président de la chambre  consulaire de Pointe-Noire,  a laissé entrevoir des perspectives rutilantes en projetant la mise en route d’autres dispositifs de soutien au profit des chefs d’entreprise.