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Une délégation du ministère du Commerce et des Approvisionnements conduite par Albert   Samba, directeur de cabinet du titulaire de ce portefeuille, a recueilli, jeudi 29 octobre 2015,  les doléances des commerçants de Pointe-Noire à la Chambre consulaire de la ville.

 Ce face-à-face, qui duré plus d’une heure,  a réuni les  commerçants, leurs différents syndicats, les structures de défense des consommateurs, les cadres locaux de l’administration du commerce et le président de la Chambre consulaire. Sylvestre Didier Mavouenzela  a donné la mesure de l’enjeu de cette rencontre  en soulignant  les grands problèmes qui entravent la marche du commerce dans la ville. Il s’agit, pour le commerce international,  des difficultés  rencontrées  au GUOT (guichet unique des opérations transfrontalières), de la surenchère des taxes, du défaut de fiabilité de ce système. Les coûts de passage portuaire jugés très élevés, le temps de dédouanement et  le goulot d’étranglement au scanner ont également  été  pointés par le numéro un de la Chambre consulaire. Concernant le commerce intérieur, c’est la question récurrente de la prolifération des taxes imposées par les administrations non habilitées qui a été épinglée.

Les abus du GUOT

Ouvrant la liste des interventions, le président de l’Union  des commerçants ouest-africains(UCO) Mohamed Sissoko est revenu sur les incohérences du  GUOT, le poids écrasant de la parafiscalité et la situation déplorable des pillages ayant visé plusieurs commerçants ouest-africains lors des troubles de la semaine du 20 octobre dernier. Enfonçant le clou, le vice-président de la Chambre consulaire en charge du commerce a déploré la mise à l’écart des commerçants dans la gestion de certaines situations les concernant. Comme  la délocalisation, pour travaux,  de certains pavillons du marché central ces derniers jours. La question du prélèvement  abusif des droits d’auteur ainsi que celle de  la qualité  d’importateur – jugée vague – ont également été soumises aux émissaires du ministre Euloge Landry Kolelas.

Approche transversale

En prenant l’engagement de transmettre ces doléances à qui de droit, Albert Samba , qui avait entre autres à ses côtés le directeur général du Commerce, a précisé que la solution à ces problème relèverait d’une approche transversale. Cette rencontre intègre le plan de travail  défini par l’actuel ministre du Commerce et des Approvisionnement  pour faciliter la mise en œuvre de sa  feuille de route. Un chantier en trois points : construction de magasins de stockage et de conservation de vivres pour un meilleur contrôle de la qualité des produits ; développement des échanges commerciaux et promotion des produits congolais ; renforcement de la gouvernance commerciale. A la clef, enrayer la flambée du coût de la vie.